Les deux cheminées

Le patrimoine

L'église Saint Etienne

L'église Saint-Etienne de Mantes-la-Ville a été fondée en 974. On en a d'ailleurs fêté le millénaire le 9 juin 1974.

En 1965, l'église Saint-Etienne, qui a été endommagée lors des bombardements alliés de la Libération, présente un état de vétusté avancé. Des travaux de restauration débutent en 1968 et se poursuivent jusqu'en 1981. Au cours de cette campagne de restauration le porche très endommagé du XVIème siècle et la tribune qui surplombait la nef disparaissent.
L'église telle qu'on la voit aujourd'hui comprend une nef très simple, construite à l'époque romane. Sa voûte en berceau, en bois de châtaigner, est conforme à la tradition régionale. A l'extrémité de la nef, vers l'Est, dans l'axe, se trouve le clocher trapu, élevé à une date postérieure, sur une voûte à croisées d'ogives, retombant sur quatre chapiteaux, surmontant quatre colonnettes engagées.

Eglise St Etienne

Les imposants contreforts qui flanquent les murs du clocher, font penser que l'on avait peut-être prévu un ouvrage beaucoup plus haut que celui que l'on voit aujourd'hui.
Dans l'abside primitive, vraisemblablement modeste à l'origine, comme la nef, a été substitué un choeur à pans coupés, où la sculpture apparaît, plus spacieux et plus large que la nef, éclairé par de larges baies.
Cet agrandissement et embellissement est peut-être du XIVème siècle, c'est la plus belle partie de l'église.
Dès 1965, la municipalité avait pour but de conférer à cet édifice, le plus ancien de la ville, une situation privilégiée au milieu du futur centre de l'agglomération. C'est aujourd'hui chose faite : depuis 2007, l'église est mise en valeur par la création d'une large place pavée de granit gris et rose.

L'église Saint- Etienne est le plus ancien témoin du patrimoine Mantevillois qui soit parvenu jusqu'à nous.

Les Alliers de Chavannes

(2ter, rue du Breuil)

La propriété "Les Alliers de Chavannes" tient son appellation du lieudit du même nom. Déjà avant la Révolution française, ce toponyme existe, on le retrouve aussi sur le cadastre napoléonien.
Allier désigne « un filet tendu sur deux bâtons propre à prendre des cailles et des perdrix », ce qui laisse imaginer la nature champêtre de ce lieu.
Il se trouve que la maison qui jouxte la propriété communale est l'ancien pavillon de chasse du château de Villiers ce qui conforterait cette explication.

Alliers de chavannes, Bibliothèque

La Propriété

Construite dans la seconde partie du XIXème siècle, cette maison de ville très cossue, située au milieu d'un parc, est constituée d'un rez-de-chaussée surélevé précédé d'un perron, d'un étage et d'un comble aménagé.

Aujourd'hui, les lieux ont bien changé. Seule la salle de réception du rez-de-chaussée témoigne de l'ancienne splendeur de cette habitation.

En 1958, la municipalité acquiert la propriété « Les Alliers de Chavannes » pour y édifier une école maternelle, celle du centre étant saturée. Les communs sont détruits afin de permettre cette construction. En attendant, deux classes maternelles sont aménagées dans la propriété et quatre logements d'instituteur sont installés dans les étages.

La carrière des Orgemonts

Carrière des orgemontsLes activités extractives ont été et restent nombreuses dans la région de Mantes : craie, argile, alluvions sableuses ou caillouteuses ont alimenté sous diverses formes les activités de construction. Les limons argileux extraits de la carrière des Orgemonts ont servi de matière première pour la fabrication des briques.

L'exploitation de cette carrière est liée à l'ouverture, en 1860, de la briqueterie Cauzard-Blanchard. Dès 1869, ses épaisses couches de limon attirèrent l'attention des géologues E.Blegrand et A.Laville. En 1899, on mentionne les premiers fossiles retrouvés sur le site.

Le parc de la Vallée

Parc de la vallée chateau de VilliersDans ce parc traversé par la rivière de la Vaucouleurs s'élevait autrefois le château de la Vallée ou de Villiers, propriété pendant des décennies de la famille Brochant de Villiers.
Le château et son parc sont vendus en 1921 à la famille Le Blan qui dirige la filature du même nom.
Durant la Seconde guerre mondiale, le château est occupé par les Allemands. Il devient donc une cible privilégiée des bombardements alliés à la Libération. Il est complètement détruit le 2 août 1944. N'en subsistent qu'une tour - aujourd'hui appelée pigeonnier - et une partie des communs le long de l'avenue du Breuil dans laquelle les serres municipales et le service des espaces verts sont implantés.

Parc de la vallée

Le Parc

La municipalité souhaite transformer le parc du château en parc public « pour le bien-être de la population essentiellement ouvrière de la commune ». Il est ouvert à la population à l'été 1952.
Aujourd'hui, le parc constitue un ensemble de 11 ha entièrement rénové en 2005 dans le cadre du projet de ceinture verte initié par la Communauté d'Agglomération de Mantes-en-Yvelines.

La Cellophane

Qui ne se souvient pas des deux hautes cheminées de la Cellophane ? Cette industrie, fleuron de Mantes-la-Ville, voit le jour en 1926.
Son promoteur, un ingénieur suisse du nom de Jacques Brandenberger, dépose en 1909 un brevet révolutionnaire qui permet de fabriquer des matières plastiques à base de pâte de bois. C'est donc une industrie innovante qui s'installe à Mantes-la-Ville sur des terrains situés entre la ferme de Chantereine et la Seine. La production de pellicule cellulosique débute en 1929 : 2 machines à pellicules sont installées. Un atelier d'imperméabilisation est construit en 1932 puis un atelier de thermocollage en 1935.

Cellophane, deux cheminées

Réquisitionnée par les Allemands durant la seconde guerre mondiale elle a donc été très durement touchée par les bombardements alliés et les actions de résistance. 120 ouvriers de la Cellophane ont été envoyés en Allemagne pour effectuer le STO et tous ne sont pas revenus.
Après la guerre l'usine est déclarée sinistrée à 50 %. Elle connaît ensuite une période de renaissance et d'expansion.
Durant près de 60 ans, la Cellophane procure des centaines d'emplois à la population mantaise. La crise pétrolière de 1974 apporte un coup de frein à son développement et l'usine ferme en décembre 1986. La dernière cheminée est détruite en mars 1987.

L'Eglise du Sacré Coeur

La destruction de la chapelle du boulevard Salengro par les bombardements en 1944 est à l'origine de l'ordonnance d'érection d'une nouvelle église par le diocèse de Versailles.
Après plusieurs projets n'ayant pas vu le jour, la filature Leblan fait don du terrain sur lequel se trouve l'église actuelle. La construction du nouvel édifice est longue car il est entièrement financé par les dons des fidèles et des entreprises de Mantes-la-Ville. Le 12 novembre 1961, la bénédiction de l'église a enfin lieu après 16 ans de travaux. La nouvelle église est typique des édifices religieux des années 50, construite en pierre locale (très certainement un don), béton et verre elle est de forme trapézoïdale. La façade ouest par laquelle se fait l'entrée dans l'église est éclairée par 260 vitraux en forme de losange enchâssés dans une armature de bétons. Les pignons de chaque côté de cette façade sont décorés d'une grande croix de béton qui sert de menot aux grandes baies latérales.
Sur le toit terrasse de l'édifice, les cloches de l'ancienne chapelle du boulevard Roger Salengro ont débuté une seconde vie. Le calvaire qui se trouve sur la droite de l'entrée était celui érigé devant l'ancienne chapelle en 1941.

Sacré Coeur

Le graff park

Réalisé en partenariat avec la CAMY et inauguré en 2009, c'est le premier Graff Park officiel de France.

Lieu où la création artistique libre est le maître mot, cet espace permet à tous ceux qui le souhaitent de « graffer » sur des supports adaptés. En choisissant de réaliser un graff park sur son territoire, la commune s'engage dans la reconnaissance du graff en tant qu'art.

Graph park

La salle Jacques Brel

La vie culturelle Mantevilloise a toujours été prolifique. C'est ainsi qu'en 1979, Gérard Andrieu, alors conseiller municipal délégué à l'animation, organise la représentation du Roi Lear, de Shakespeare, avec Jean Marais dans le premier rôle. Comme Mantes-la-Ville ne dispose pas encore de salle de spectacle, c'est dans le gymnase Aimé Bergeal qu'aura lieu la représentation. C'est une première dans la région !
En 1980 il accueillera Annie Duperey et Bernard Giraudeau interprétant Attention fragile, et toujours la même année, 900 personnes viennent assister à la représentation de l'opérette Pays du sourire.
C'est face à cette demande réelle que la Ville décide de construire une salle dédiée à la culture et à l'animation. Inaugurée en janvier 1983 par le maire de l'époque, René Martin, la salle Jacques Brel va permettre aux artistes de se produire dans un espace véritablement configuré pour le spectacle. Au moment de sa création c'est la plus grande salle de la région du mantois avec une capacité de 800 places et elle le reste encore aujourd'hui.
Depuis son inauguration la salle Jacques Brel a vu défiler des artistes de renommée internationale, mais à également ouvert ses portes à des artistes locaux, des spectacles d'ateliers scolaires, et autres démonstrations associatives.
Au fil du temps, les partenariats entrepris avec de grands festivals (comme Blues sur Seine) a permis au nom de Mantes-la-Ville de dépasser les frontières du Val de Seine.

Salle Jacques Brel

Flash infos

Hôtel de ville
Place la mairie - 78711 Mantes-la-Ville Tél. 01 30 98 55 49

Horaires d'ouverture
lundi au jeudi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30 | vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 16h | samedi de 9h à 12h

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